Sacrement de l’onction des malades

« L’un de vous est malade : qu’il appelle les responsables de l’Église et que ceux-ci prient pour lui en lui donnant l’onction d’huile au nom du Seigneur » (Epître de Jacques) 5, 14-15.

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Ces gestes montrent quelque chose de la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants. Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. Face à une mort toute proche, l’eucharistie est donnée en viatique.

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Attitudes, gestes et postures en liturgie : Assis

assis-01La posture assise est l’attitude de l’écoute, celle où l’être se recueille pour que l’attention puisse être maximale et que les oreilles puissent écouter tout à leur aise. Alors que la station debout requiert une certaine vigilance, la station assise permet au corps — en particulier au regard et à l’écoute — de se reposer tout en se rendant disponible pour la méditation.

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Attitudes, gestes et postures en liturgie: debout

Messe à la paroisse francophone

Se tenir debout

Se tenir debout est l‘attitude la plus noble et la plus liturgique.

La plus noble

La station verticale est le propre de l‘homme (l’expression «ne pas tenir debout» exprime une grande faiblesse physique ou psychologique). Pour exprimer son bien-être, sa force, sa joie, l’homme lève spontanément la tête ou tend les bras vers le ciel. Se tenir debout est le position de la dignité et de la liberté: les pieds bien sur terre, mais la tête levée vers la voûte céleste.

La plus liturgique

La position debout évoque à la fois le Christ ressuscité, l’Homme nouveau qui s’est levé dans la lumière de Pâques, et la vie future lorsque nous nous tiendrons devant la face du Père. Comme l’écrit Basile de Césarée dans son traité consacré au Saint Esprit: «C‘est de-bout que, le dimanche, nous faisons des prières. Mais tous n’en savent pas la raison. Ce n’est pas parce que, «ressuscités avec le Christ, nous devons rechercher les choses d‘en haut», afin d’obtenir grâce au jour de la résurrection, que nous nous recommandons nous-mêmes en priant debout, mais bien parce que ce jour réalise d‘une certaine manière l‘image du monde à venir… Moïse n’a pas parlé du premier jour mais de «un jour»: «Il y eut un soir, il y eut un matin: un jour», comme une chose qui se renouvelle. Donc, un jour est semblable au huitième, ce jour unique… ce jour sans fin qui ne connaîtra ni soir, ni lendemain. C’est pourquoi l‘Eglise enseigne à ses enfants d’accomplir leurs prières, en ce huitième jour, en se tenant debout.» Nous prions debout, dit saint Augustin, parce que c’est un signe de la résurrection. «Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala » (Jn 19,25). Debout, nous sommes prêts à nous mettre en route, comme les Hébreux lors de la première Pâque.

Pas d’Alléluia

croix-01Bien que chaque eucharistie et chaque dimanche célèbrent, en quelque sorte, Pâques, même en Carême, la tonalité pénitentielle de « Quadragésime » (premier nom donné au Carême, signifiant « quarante jours ») a amené à renoncer au chant de l‘Alléluia. Celui-ci a pris très tôt un accent pascal et on l‘a évité pendant le Carême, en Occident, pour mieux s‘en réjouir dans la nuit de Pâques:  « L‘Alléluia est chanté en tout temps en dehors du Carême. Les versets sont pris au Lectionnaire ou au Graduale. Pendant le Carême, on remplace l‘Alléluia par un verset avant l‘Evangile, qui se trouve dans le Lectionnaire. On peut encore chanter un autre psaume ou `trait´, tel qu‘on le trouve dans le Graduale » (Présentation générale du Missel romain, no 62).

Quelle attitude spirituelle?

« Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites: ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu‘ils jeûnent.

bougie-05Amen, je vous le déclare: ceux-là ont reҫu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.“  (Mt 6, 16-18)

Par ces mots, Jésus nous donne notre feuille de route pour le Carême: jeûner, oui (et prier, et partager), mais pas dans n‘importe quelles conditions. Pas par hypocrisie ou par calcul, pas pour se faire remarquer. La bonne attitude spirituelle, personnelle ou en communauté, est bien d‘adopter une certaine discipline, mais sans s‘en attribuer un quelconque mérite: maîtriser son corps libère l‘esprit et le coeur, et c‘est ce qui va nous rendre plus disponible à Dieu et aux autres.  Le but du Carême n‘est pas une sorte de rééducation spirituelle (à coups d‘exercices difficiles et méritoires!) mais un plus grand amour des pauvres et des exclus, une plus grande ressemblance avec le Christ.

Au long de notre chemin de Carême, seul et en Eglise, ne cherchons pas à comptabiliser les „bons points“ que nous avons gagnés… Demandons-nous simplement, chaque jour, si l‘amour du Christ est mieux connu des hommes grâce à nous. Et si, à notre témoignage, d‘autres nous ont rejoints sur la route et se mettent eux aussi en chemin, pour avancer vers la vie.

S’incliner

Lorsque le prêtre arrive à l’autel au début de la messe, lorsqu’un lecteur s’avance dans le coeur ou qu’un des acteurs de la liturgie passe devant l’autel, il s’incline en signe de respect. Ce geste manifeste que l‘autel est le signe de la présence du Christ qui rassemble son peuple. En s’inclinant ainsi — si l‘on est plusieurs, on fait ce geste ensemble — on manifeste que l’action que l’on va accomplir (lecture, chant, prière) se fait au nom du Seigneur lui-même. Plus ce geste sera beau et habité (inclination du buste et non de la tête, faite sans précipitation) plus sa signification en sera profonde.

La génuflexion n’est pas de mise devant l’autel: elle est réservée au Saint Sacrement.

Que dire à l’ambon ?

pano-01L’ambon est quelquefois le seul lieu possible pour l’ensemble des interventions lors de la célébration. C’est dommage! L’ambon doit être réservé à la proclamation de la parole de Dieu. Sa disposition et la manière dont il est fleuri et illuminé expriment que Dieu parle à son peuple par sa parole vivante. On y proclamera les lectures — sans oublier le psaume, qui est bien la parole de Dieu – et l’évangile. C’est aussi le lieu du commentaire de la parole de Dieu, l’homélie, ainsi que celui de la prière universelle, qui est notre réponse à la Parole. Toutes les autres interventions (animation des chants, annonces, etc.) se feront d’un autre lieu.

Proclamer la Parole

bible-01« Proclame la Parole », dit Saint Paul. Pour le lecteur, le ton à utiliser pour cette proclamation reste un vrai défi. Certains sont partisans d‘une prise de distance par rapport au texte, au point que le sens de celui-ci n’est plus reçu. D‘autres sont favorables à une lecture qui fait vivre le texte comme le ferait un comédien. La vérité se situe dans un juste milieu entre ces extrêmes: habiter le texte intérieurement parce qu’il est parole de Dieu et donner à cette Parole toute sa chance d‘être entendue et comprise en respectant le style littéraire et la progression de la lecture.

Cela suppose dans tous les cas une préparation soignée.

Faire le signe de la Croix

croix-03aTracer sur soi le signe de la croix: voici un geste que nous avons appris dès notre plus jeune âge, un geste que nous faisons presque automatiquement quand nous entendons « Au nom du Père… ». Au cours de la messe, nous faisons ce geste deux fois: à l‘ouverture et lors de la bénédiction finale. L‘attitude de notre corps conditionne notre attitude intérieure. Un signe de croix étriqué et rapide n‘aidera pas à entrer dans la prière. En revanche, accompli lentement et amplement, ce geste nous enveloppera de ce symbole de la Croix, signe de la victoire sur la mort. Si tous les acteurs de la liturgie habitent ainsi ce beau geste, les membres de l‘assemblée en seront marqués eux aussi.

Adoration du Saint Sacrement

Le sens du geste

bougie-03Adorer le Saint- Sacrement, c’est reconnaître la présence réelle du Corps et du Sang du Christ dans le signe – sacrement veut dire signe – du pain et du vin, consacrés au moment de la messe. L’adoration est l’expression de notre reconnaissance et de notre émerveillement pour ce que le Christ a fait pour nous : avant de verser son sang pour nous sauver, lors de son dernier repas, il nous a donné sa chair en nourriture (Jean, 6). Désormais, il est présent au milieu de son peuple, l’Église, tous les jours et jusqu’à la fin des temps.

Adorer, c’est donc se mettre en sa présence afin de laisser l’amour grandir en nous. L’adoration du Corps eucharistique du Christ se fait lors de la célébration de la messe, particulièrement au moment de la consécration et de la communion. Mais l’exposition et l’adoration du Saint-Sacrement, l’après-midi ou en soirée, peuvent prolonger ce temps d’adoration. Mais il ne faut pas oublier que le Christ est aussi présent dans sa Parole et en chacun de nous lorsque nous communions : nous sommes le corps du Christ.

Un temps de dépouillement

L’ adoration eucharistique est à double sens : le Christ Jésus s’expose à notre regard et à notre prière et il nous invite aussi en retour à nous exposer nous mêmes à son regard. Ainsi, l’adoration silencieuse peut-elle être un temps de dépouillement, de dépossession et de foi nue. L’adoration peut donner une impression de perte de temps, d’inutilité. Mais marquer ainsi un arrêt dans la course de nos agendas, c’est comme remettre les choses à leur place. De grandes figures comme Jean-Paul II, Mère Teresa, Soeur Emmanuelle, Dom Helder Camara nous montrent la voie.

Conseils pour un temps d’adoration

  • Se réjouir d’être en présence du Christ.
  • Relier ce temps d’adoration à la Parole de Dieu en lisant un texte de l’Écriture.
  • S’offrir à Dieu dans la confiance en son action avec tout ce que l’on est : ses peines, ses faiblesses, ses fautes, ses soucis, ses questions, etc.
  • Lui demander la force de son Esprit et tout ce dont nous avons besoin pour suivre le Christ et mettre notre vie au service des autres.
  • Prier pour tous ceux que nous connaissons ou qui nous entourent. Ouvrir sa prière à l’Église tout entière et au monde.
  • Ne pas s’inquiéter des moments de silence intérieur à traverser.